PubGazetteHaiti202005

EDE et l’accord du 21 décembre envoient une seconde lettre à la Caricom, «Viv Ansanm» non mentionnée cette fois-ci 

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Les structures politiques Les Engagés pour le Développement (EDE) et l’accord du 21 décembre ont écrit le vendredi 17 janvier une nouvelle lettre à Monsieur Kenny ANTHONY, Président du Groupe des Éminentes Personnalités de la CARICOM pour faire part des différents scenari pour la résolution de la crise en Haïti. Dans cette correspondance, Viv Ansanm n’a pas été mentionnée cette fois-ci.

Dans cette nouvelle correspondance, les structures politiques Les Engagés pour le Développement (EDE) et l’accord du 21 décembre ont voulu « réaffirmer leur engagement envers les trois scénarios de redressement initialement présentés ».

« Devant l'échec du CPT et l'impossibilité pour les dirigeants actuels de réaliser le référendum et les élections conformément à l'accord du 3 avril », ils disent proposer « un CPT de neuf membres sans les trois membres épinglés dans le dossier de corruption de la BNC, avec confirmation ou infirmation formelle des autres membres par leur secteur respectif ».

Aussi, ces derniers proposent « Un CPT de trois membres crédibles choisis à la discrétion des parties prenantes ». Un troisième scénario a été aussi évoqué, celui d’un « CPT de trois membres issus de la Cour de Cassation, de la société civile et du secteur politique »

« Nous sollicitons de la CARICOM le bénéfice de l'urgence pour la reprise des discussions et nous voulons profiter de ce rappel pour encourager l'ouverture du processus aux autres forces démocratiques, non-violentes et respectueuses des droits de l'homme, de la Constitution et des lois de la République », appellent les structures politiques.


Il est important de souligner qu’à côté du nom de la coalition criminelle « Viv Ansanm » qui n’a été pas été mentionnée dans le document, le collectif du 30 janvier n’a pas signé cette correspondance, contrairement à la précédente qui avait provoqué un scandale dans l’opinion publique. 
Ces partis ont été sévèrement critiqués pour avoir introduit un regroupement de gangs dans un document officiel parmi les secteurs de la vie nationale. Le président du conseil présidentiel de transition, Leslie Voltaire, avait dénoncé sur X « un acte grave (qui) menace notre république », et condamné « cette alliance inacceptable ». Selon lui, « Ces partis, en agissant ainsi, se sont écartés des principes républicains et devront en répondre devant la justice et nos concitoyens ».


Par: Daniel Zéphyr

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