Le groupe des éminentes personnalités de la CARICOM s’est réuni lundi 16 décembre 2024 avec les parties prenantes de l’accord du 3 avril 2024 sur la situation du pouvoir de transition. Cette rencontre, réalisée par visioconférence, fait suite au constat de paralysie et de malaise au sein du Conseil présidentiel de transition, qui après 8 mois d’exercice de pouvoir, ne suscite que de l’insatisfaction.
Dans leurs prises de position, la plupart des parties prenantes ont tiré à boulets rouges sur le Conseil Présidentiel, qu'elles accusent d'avoir détourné la transition de sa véritable mission. Au-delà des trois conseillers indexés qu'ils cherchent à évincer, ces secteurs présents militent pour une reconfiguration totale du CPT.
Michel André de l’accord du 31 décembre et Pierre Mary Boisson du secteur privé appellent à remplacer les trois conseillers indexés, tandis que Magalie C. DENIS ( Montana), Claude Joseph ( EDE) et d'autres prônent une remise en question totale du processus.
Patrick Norzéus, représentant de RED à la réunion a défendu quant lui l'existence du CPT tel qu'il est constitué. Pour lui, la priorité de l'heure est la lutte contre l'insécurité, dit-il.
Après trois heures de discussions, les éminentes personnalités de la CARICOM exhortent les parties prenantes à poursuivre les pourparlers entre elles afin de convenir d’une proposition commune sur l'avenir du CPT.
Les parties prenantes de l'accord du 03 avril fustigent le comportement de leur représentant au conseil présidentiel de transition de les avoir mises de côté de leur prise de fonction.
« Le processus a perdu sa légitimité et sa crédibilité aux yeux de la population », a expliqué l'ancien sénateur Sorel Jacinthe, membre de l’Accord du 21 décembre et signataire de l’Accord du 3 avril sur les ondes de radio Vision 2000.
Il faut dire que plusieurs institutions et personnalités ainsi que des parties signataires de l'accord du 03 avril exigent la mise à l’écart des trois conseillers « inculpés » dans le scandale de corruption de la BNC.
Les trois conseillers concernés ont boudé la convocation du juge d’instruction en charge de ce dossier brandissant leur statut de conseiller présidentiel jouissant, disent-ils, de toutes les prérogatives d’un président de la République.
Léon Kersivil
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