Fanmi Lavalas fait un constat d'échec du Conseil Présidentiel de Transition huit (8) mois seulement après son installation. Le conseil a échoué « en raison de la corruption qui le gangrène, de l'impunité, de l'insécurité caractérisée par des massacres, de la misère, etc ». Le parti de Jean Bertrand Aristide invite donc le CPT à se retirer s'il n'est pas en mesure de délivrer la marchandise.
8 mois après l'installation du Conseil Présidentiel de Transition, c'est l'heure du bilan pour le parti Fanmi Lavalas. Dans une note salée parue jeudi soir, Fanmi Lavalas, membre à part entière du CPT, a dressé un tableau sombre de la situation du pays et de sa gestion par l'équipe au pouvoir. Le verdict du parti est sans appel: « Comme le fut avec le gouvernement de Garry Conille, le Conseil et l'actuelle équipe gouvernementale a totalement échoué dans sa mission ». « Ils ont échoué par ce que la situation sécuritaire s'est aggravée. Ils ont échoué à cause de la corruption, de l'impunité, du Kidnapping », juge Fanmi Lavalas.
La structure politique a aussi critiqué l'équipe au pouvoir de n'avoir toujours pas changé les directions générales autonomes et les collectivités territoriales afin de servir la population. La situation s'est totalement empirée, conclut le parti de Jean Bertrand Aristide, reprochant au passage le CPT de n'avoir pas publié l'accord du 3 avril, fondement de la transition.
Plus de 8 mois après, selon Fanmi Lavalas, le conseil présidentiel et le gouvernement ne font montre ni de sensibilité encore moins de capacité à adresser les problèmes fondamentaux du pays. Le parti en veut pour preuve, les massacres de Warf Jérémie et de Petite Rivière de l'Artibonite.
Fanmi Lavalas critique certaines nominations jugées « fantaisistes », alors que les autorités devraient tabler sur la mise en place du conseil national de sécurité et la nomination d'un secrétaire d'état à la sécurité publique, croit-il.
Face à ce constat jugé alarmant, le parti de l’actuel président du CPT, Leslie Voltaire menace subtilement de se retirer au cas où il n'y aurait pas un changement de cap.
Fanmi Lavalas affirme qu’il pourrait se retirer « si on continue à massacrer le peuple ». Il ne cautionnera pas que les gens au pouvoir continuent de jouir de leurs privilèges tandis que le pays se transforme en un véritable enfer pour la majotité de la population, écrit-il.
Le parti indique qu’il ne fermera pas non plus les yeux sur la corruption et la mauvaise gouvernance qui caractérisent le fonctionnement du conseil présidentiel. Il ne soutiendra pas « la mauvaise direction que prend la transition ». « Si yo pa kapab fòk yo di yo pa kapab », déclare Fanmi Lavalas qui rappelle avoir pris la décision d'intégrer cette transition « pour combattre l'insécurité, la corruption mais surtout pour retourner à l'ordre démocratique à partir de l'organisation des élections dans le pays, pour l'inclusion, la justice, la transparence et la Participation, les trois pilliers de l'organisation politique ».
Par Gazette Haïti News
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