PubGazetteHaiti202005

EDE invite les émissaires de la Caricom « à prendre acte de la fin du pouvoir de Ariel Henry le 7 février 2024 »

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Dans une correspondance adressée à l’attention de l’ancien premier ministre de Sainte Lucie, Dr Kenny Anthony, Coordonnateur du Groupe des Éminentes Personnalités (GEP) de la Caricom, le 3 octobre, le parti politique « Les Engagés pour le Développement » invite les émissaires de la Caricom à prendre acte de la fin du pouvoir de Ariel Henry le 7 février 2024 qui, selon le parti, a été fixée dans l’accord du 21 décembre publié dans le journal Le Moniteur.
 
C’est la nouvelle bataille du parti politique « Les Engagés pour le développement ». La structure politique estime que le règne de Ariel Henry doit prendre fin le 7 février prochain. EDE évoque l'article 20 du « Consensus National Pour une Transition Inclusive et des Élections Transparentes » du 21 décembre 2022. « Cet article traite de la durée de la transition et indique que « [...], les signataires du Consensus conviennent que la période de la transition englobera les nouvelles élections générales qui se tiendront en 2023 et l'entrée en fonction d'un Gouvernement nouvellement élu le 7 février 2024 ». Le Groupe des Éminentes Personnalités de la CARICOM est prié de noter que cet accord a été signé par le Premier ministre de facto, Monsieur Ariel Henry, adopté en Conseil des Ministres puis publié dans Le Moniteur, journal officiel de la République d'Haïti », soutient le parti de l’ex premier ministre Claude Joseph.
 
Le jeune parti politique estime que la publication officielle du document transforme l’accord en un engagement juridique qui « limite légalement la durée de l'actuel pouvoir de transition dans le temps et qui contraint Ariel Henry à quitter le pouvoir au plus tard le 7 février 2024, en cas de manque de courage patriotique de sa part pour démissionner avant cette date. »
 
Par conséquent, EDE invite les éminentes personnalités de la Caricom à prendre en compte cet élément et à l'ajouter au chapitre des négociations portant sur la démission de Ariel Henry.
 
Il s’agit vraisemblablement d’une stratégie de EDE « pour faire échec aux velléités du premier ministre Ariel Henry de se pérenniser au pouvoir ».  « C'est la raison pour laquelle, le Premier ministre de facto n'a jamais créé les conditions politiques et de sécurité nécessaires à l'organisation des élections ni en 2022 ni en 2023 », soutient EDE, précisant que dans les différents accords signés entre Ariel Henry et d’autres structures politiques, les engagements n’ont jamais été respectés. 

« […] pas de concertation nationale, pas de feuille de route de la transition, pas d'organe de contrôle de l'action gouvernementale; pas de plan global de sécurité; pas de Conseil Électoral Provisoire; et pas de comité d'experts sur la révision constitutionnelle », relate la structure politique.
 
A l’approche des prochaines négociations avec le premier ministre Ariel Henry, Claude Joseph indique que l’actuel chef du gouvernement n'a pas de crédibilité ni d'autorité pour négocier un nouvel accord « afin de masquer l'échec indiscutable de sa gouvernance intérimaire et de se perpétuer au pouvoir. » « Le Premier ministre de facto ne peut plus continuer à bénéficier de ses dilatoires et le peuple haïtien ne peut plus subir les conséquences désastreuses de son cynisme sans précédent et son incompétence caractérisée », ajoute-t-il.
 
Au regard de tous ces faits, EDE invite le Groupe des Éminentes Personnalités de la CARICOM « à prendre acte de la fin obligatoire en date du 7 février 2024 de la transition conduite par Ariel Henry, réitérant son appel à sa démission de Ariel Henry ainsi que celle de son gouvernement ».

EDE propose « la mise en place d'un gouvernement d'unité nationale capable de créer l'ensemble des conditions nécessaires à l'organisation des élections générales afin que le pays retrouve sa voie démocratique ».

 

 

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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