L’opposition largement représentée par les signataires de la déclaration de Kingston ont boudé une rencontre de la délégation de la Caricom prévue pour ce jeudi à 1h de l’après-midi en raison de l’absence de Ariel Henry à cette rencontre.
À l’émission Le Rendez-vous avec Volcy Assad ce jeudi, Claude Joseph avait déjà annoncé les couleurs car, selon lui, Ariel Henry doit être sur la table des négociations étant le principal concerné.
Il s’agissait d’un ultimatum lancé par les signataires de la déclaration de Kingston dont fait partie l’ancien premier ministre Claude Joseph. Dans une lettre adressée à la délégation de la Caricom, ils l'avaient clairement signifié aux médiateurs. Cette grande frange de l’opposition avait clairement indiqué qu’elle ne souhaitait pas participer à une autre rencontre sans la présence de Ariel Herny.
« Non, nous n’avons pas participé à cette rencontre. Ariel Henry n’avait pas notifié sa présence à cette à la réunion », nous confie Claude Joseph.
Selon l’ancien premier ministre , Ariel Henry ne veut surtout pas une issue à la crise et c’est pourquoi il ne veut pas être sur la table des négociations. Il s’agit du même comportement affiché par Ariel Henry lors de la rencontre en Jamaïque, selon Claude Joseph qui persiste et signe qu’il ne participera à aucune rencontre de la délégation de la Caricom sans la présence de Ariel Henry.
À l’émission Le Rendez-vous avec Volcy Assad ce jeudi 7 septembre 2023, Claude Joseph l'avait déjà prévenu « Ariel Henry doit être sur la table sinon nous ne serons pas là, car c’est le principal concerné, dit-il. Nous croyons qu’il doit être présent pour discuter de son départ avec lui », a lâché Claude Joseph.
Cette décision de la structure politique de Claude Joseph est prise après que les éminentes personnalités de la Caricom ont insinué qu’il fallait trouver une entente avec les tenants de l’accord du 21 décembre a rapporté l'ancien chef de gouvernement. « Par respect pour les signataires de'accord du 21 décembre qui sont tout aussi fatigués et fâchés contre Ariel Henry, nous pensons que les discussions doivent se faire avec le principal concerné », poursuit-il.
Par ailleurs, Feland Jean, responsable politique de la structure politique EDE indique que le parti reste attaché à un Exécutif bicéphale. Et c’est pourquoi il a proposé de transformer le Haut Conseil de la Transition en un Conseil Présidentiel de la Transition dirigé par un président exerçant les prérogatives présidentielles.
Le dégel de la crise, selon Feland Jean, passe aussi par la démission comme l’a évoqué Claude Joseph, de l’actuel premier ministre Ariel Henry, évoquant la véritable descente aux enfers que connait le pays; une descente aux enfers qui explique, selon lui, l'échec de Ariel Henry.
Lors de la rencontre entre la délégation de la Caricom hier avec les signataires de la déclaration de Kingston, EDE avait fait part de ses exigences. Ces exigences font-elles l’unanimité au sein des signataires de la déclaration de Kingston ?
« Ces exigeances, sont la position majoritaires », répond Claude Joseph comme pour reconnaître qu'elles n’ont pas été partagées par tous les signataires de la déclaration de Kingston, mais n'a pas été contesté, précise-t-il. « Jodia se sèl si yon estrikti politik ta fou pou ta al chache yon akò politik ak Ariel Henry », estime Claude Joseph qui ne jure que par le départ du premier ministre dont il critique son incapacité.
« Avec le niveau d’indifférence de Ariel Henry vis-à-vis de la population, il fallait apporter les revendications de la population à la délégation de la Caricom », croit-il.
Le groupe Montana est aussi à bord, selon les déclarations de Claude Joseph qui indique que cette structure politique veut tout aussi bien le départ de Ariel Henry et l’a fait savoir à la délégation de la Caricom.
Par ailleurs, l’ancien premier ministre fustige le comportement du premier ministre Ariel Henry qui, selon lui, à chaque grand événement international affiche sa volonté de parvenir à un accord alors qu'il n'en est rien de tout cela. « Je crois quil faut regarder de l’avant », estime l’ancien chef du gouvernement.
La délégation de la CARICOM qui est arrivée en Haïti le 4 septembre 2023 avait envoyé aux parties un projet cadre d’accord dans lequel on fait mention de l'élargissement de l'HCT ou sa transformation en un Conseil Présidentiel, la réforme constitutionnelle, la sécurité et la mise en place d'un gouvernement de salut public.
La délégation quittera Haïti le 10 septembre prochain, soit 5 jours avant le vote du Conseil de Sécurité de l'ONU concernant le déploiement ou non d'une force multinationale en Haïti.
Selon le projet de résolution rédigé par les USA et l'Equateur, il n'est plus question de force multinationale mais d'une " Mission Multinationale" qui serait déployée en Haïti.
Par: Daniel Zéphyr
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