Les signataires de la déclaration de Kingston devaient rencontrer ce mardi 5 septembre 2023 les membres de la délégation de la Caricom en Haïti sur la crise socio-politique qui sévit depuis très longtemps dans le pays. Ces derniers ont sollicité un report en raison de l’invitation qui est venue tardivement.
La délégation de la Caricom est arrivée à Port-au-Prince depuis hier lundi 4 septembre. Elle devrait rencontrer les signataires de la déclaration de Kingston dans la matinée. Rencontre qui ne s’est pas organisée puisque les signataires, dans une correspondance, ont sollicité un report en raison du caractère tardif de l’invitation et l’absence d’un agenda de discussions.
« Les éminentes personnalités sont arrivées au pays sans aucun agenda. Ce n’est que vers les 5h de l’après-midi hier que l’invitation a été reçue, précisant qu’elles nous attendent à 9h du matin le lendemain qui est aujourd’hui. Nous voyons qu’il y a une manifestation d’irrespect à l'égard des politiques en Haïti. Nous ne croyons pas que, comme politiques qui participent à un processus de dialogue pour trouver un dénouement à la crise, elles peuvent « timouniser » un ensemble de politiques responsables », dénonce l’un des signataires de la déclaration de Kingston, Claude Joseph.
L’ancien premier ministre intérimaire affirme que les signataires, dans la correspondance, ont sollicité un report pour la réalisation de cette rencontre. « Nous espérons que ce sera demain dieu voulant à 9h du matin », souhaite-t-il.
Le leader du parti politique EDE confie que le groupe des éminentes personnalités a pu comprendre la situation acceptant le report de la rencontre. « Ce sera fait très probablement demain à la même heure », a-t-il indiqué, précisant que les signataires seront bien là.
Très probablement, la rencontre de demain ne se sera pas faite en présence du premier ministre Ariel Henry et de ses alliés du 21 décembre. Cet après-midi, le chef du gouvernement a rencontré, à la Résidence officielle, les éminentes personnalités mandatées par la Caricom, dans la perspective de parvenir à un accord entre les différents acteurs politiques.
Toutefois, l’ancien titulaire de la primature Claude Joseph ne disconvient pas à une rencontre entre les signataires de la déclaration de Kingston, Ariel Henry ainsi que ses alliés. « Je crois qu’il est possible (une rencontre avec Ariel Henry et ses alliés). Nous attendons que les éminentes personnalités nous communiquent l’agenda. Nous n’avons de problème à rencontrer personne. Nous voulons un dénouement à la crise », soutient-il.
La délégation doit quitter le pays le 10 septembre prochain soit 5 jours avant le conseil de sécurité qui doit se tenir sur Haïti pour l’adoption ou non d’une résolution sur le déploiement d’une force multinationale en Haïti.
Par: Daniel Zéphyr
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