Le groupe des éminents de la Caricom composés des ex premiers ministres Bruce Golding de la Jamaïque, Perry Christie des Bahamas et Kenny Anthony de Ste Lucie a rencontré tour à tour ce jeudi 13 juillet à l’hôtel Montana les signataires de l’accord du 21 décembre et ceux de la résolution appelée « déclaration de Kingston ». Les acteurs campent sur leur position. Une séance plénière prévue ce vendredi.
Il s’agit de la deuxième journée de travail pour le groupe des éminents de la Caricom composé des ex premiers ministres Bruce Golding de la Jamaïque, Perry Christie des Bahamas et Kenny Anthony de Ste Lucie. Après Ariel Henry hier mercredi, c’était le tour ce jeudi des représentants de l'accord du 21 décembre et ceux de la" Déclaration de Kingston'.
Tout d'abord, les émissaires de la Caricom ont rencontré en premier les tenants de l’accord du 21 décembre. Le Secteur Démocratique et Populaire (SDP) a été représenté par l’un des plus fidèles alliés de Ariel Henry en l’occurrence, André Michel.
« Nous avons défendu les principes de la formation d’un Gouvernement inclusif d’Unité Nationale, de l’élargissement de l’HCT, de la formation d’un CEP crédible et de la nécessité d’une force internationale d’appui à la PNH pour faciliter lè révision Constitutionnelle et l’organisation des élections générales dans le Pays », a rapporté André Michel dans une entrevue accordée à la rédaction. « Nous sommes de bonne foi. Le dialogue reste et demeure la seule voie de sortie », dit-il.
Cette position des tenants de l’accord du 21 décembre montre qu’aucune avancée significative n’a été faite pour un dégel de la crise. Me André Michel « espère » que l’autre partie comportant majoritairement des structures signataires de la résolution dénommée « déclaration conjointe de kingston » va assouplir leur position.
Les signataires de la déclaration de Kingston en l’occurrence Fanmi Lavalas, Montana, UNIR, EDE, la Force Louverturienne Réformiste, En Avant, PHTK, OPL, Nou Pap Domi, Collectif des Partis Politiques du 30 Janvier, MOPOD ont encore proposé une gouvernance bichéphale. Ces partis et structures socio-politiques ont préconisé « un exécutif composé d'un Collège présidentiel et d'un Gouvernement d'unité nationale dirigé par un Premier ministre en vue du rétablissement du pouvoir exécutif ». Le document ne mentionne pas le nom de Ariel Henry.
Ce gouvernement, selon les signataires, devra créer les conditions nécessaires pouvant inspirer confiance à la population ; instaurer un climat de sécurité favorable à la reprise des activités économiques, aux réformes et à la tenue d'élections crédibles et inclusives ; satisfaire les priorités définies dans une feuille de route tenant lieu de termes de référence pour la transition. De plus, les signataires proposent la mise en place d'un Comité de suivi constitué entre autres de représentants de la CARICOM, selon le leader de UNiR Clarens Renois joint au téléphone.
La Réunion entre les émissaires de la Caricom et les signataires de la résolution de Kingston s’est terminée tard dans la soirée. Le parti politique EDE a été représenté par Beausoleil Sam (membre du conseil stratégique) et Feland Jean (responsable national des affaires politiques ). Des représentants de l'accord du Montana, de Fanmi étaient aussi présents à la rencontre pour le groupe de Kingston.
Les signataires de la déclaration de kingston ont réitéré leur proposition pour un exécutif bicéphale, véritable noeud gordien entre eux et les tenants de l’accord du 21 décembre. Selon nos informatiions, le bicéphalisme que défend les tenants de la déclaration de Kingston pourraient bien être traduit par l'élargissement du HTC mais avec de véritables pouvoirs lui permettant de contrebalancer le gouvernement qui sortirait des négociations.
Ce vendredi 14 juillet, une séance plénière entre tous les protagonistes réunis devrait être organisée mais des partis politiques de l'opposition n'y voient aucune importance si Ariel Henry n'y participe pas. Les émissaires veulent éviter un deuxième échec du processus de dialogue
Hier, la délégation de la Caricom a rencontré aussi des acteurs de la société civile dont le RNDDH autour de la crise.
Par: Daniel Zéphyr
- Log in to post comments


