Une délégation de la Caricom est actuellement à Port-au-Prince pour poursuivre les négociations avec les acteurs politiques ayant participé aux assises du 12 au 15 juillet 2023 en Jamaïque, selon les informations parvenues à la rédaction. Le Réseau National de Défense des Droits Humains, le Secteur Démocratique et Populaire, sont entre autres certaines structures qui ont déjà reçu des invitations.
Cette délégation de la Caricom était très attendue à Port-au-Prince. Elle est déjà à Port-au-Prince et composée des ex premiers ministres Bruce Golding de la Jamaïque, Perry Christie des Bahamas et Kenny Anthony de Sainte Lucie.
Au cours de son intervention au Conseil de sécurité de l’ONU jeudi 6 juillet dernier, le premier ministre de la Jamaïque Andrew Holness avait annoncé la visite des émissaires.
Le Secteur Démocratique et Populaire a déjà reçu une invitation de la part des émissaires de la Caricom. « Oui, le Secteur Démocratique et Populaire(SDP), signataire du Consensus du 21 Décembre, via son Porte-Parole, Maitre André Michel, est invité aux discussions », a sèchement confirmé Me André Michel dans un entretien avec la rédaction.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a aussi reçu son invitation pour rencontrer le groupe des éminents de la CARICOM. Joint par la rédaction, le directeur exécutif de l’institution Pierre Espérance qui se gardait d’évoquer la date de la rencontre, a confirmé que le réseau rencontrera les émissaires. Il estime que le pays a besoin d’un accord qui ne sera pas basé sur l’octroi de porte-feuilles mais aura plutôt une feuille de route claire. « Nous voulons que le pays reste plus près de la constitution », dit-il.
Certains acteurs comme Jorchemy Jean Baptiste qui avait participé aux assises en Jamaïque n’a pas encore reçu d’invitation de la part des émissaires de la CARICOM.
Du 11 au 13 juin dernier, plus d’une cinquantaine d’acteurs de la classe politique et de la société civile s'étaient rencontrés à Kingston. Les 3 jours de discussions, organisées sous les auspices de la Caricom, n’ont abouti à rien de concret. Les lignes n’avaient pas bougé.
Lors de ces assises, le premier ministre Ariel Henry et ses alliés du 21 décembre ont proposé un élargissement du HCT et la formation d’un gouvernement d’unité nationale comme recette pour dégeler la crise. Prenant à contre-pied la démarche de l’équipe de Ariel Henry, des partis politiques ont pris une résolution dénommée “Déclaration conjointe de la Jamaïque” dans laquelle ils ont opté pour « le rétablissement d'un pouvoir exécutif avec un collège présidentiel et un gouvernement d’unité nationale dirigé par un premier ministre ».
Par: Daniel Zéphyr
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