Dans un communiqué de presse datant du mardi 25 avril 2023, les principales associations patronales du pays et le regroupement patronal haïtien se sont exprimés sur la situation socio-politique qui ne cesse de se dégrader en Haïti. Si ces patrons sont conscients que l’heure est grave, ils appellent encore une fois au déploiement d’une force multinationale dans le pays, affichant encore leur soutien à l’accord du 21 décembre.
D’entrée de jeu, les patrons dénoncent une crise multidimensionnelle qui ne cesse d'endeuiller les familles, d'asphyxier l'économie nationale et paupériser la grande majorité de nos concitoyens. Cette note de presse se veut un véritable cri d'alarme aux acteurs politiques pour qu’ils puissent mettre de côté leurs intérêts mesquins et prioriser les intérêts supérieurs de la nation.
Dans ce document de 3 pages, les patrons affichent clairement leur soutien à l'accord politique du 21 décembre 2022 dont ils sont sognaitaires, qui selon eux, tend à conduire à la tenue d'élections honnêtes, transparentes et équitables.
« L'heure est grave et la Nation ne peut plus attendre ! Les soussignés prennent ici l'engagement solennel de continuer à appuyer l'accord politique en question, en vue d'engager sans plus tarder le pays dans un processus électoral et d'accompagner, à travers leurs représentants, la mise en place des réformes qui seront menées et des institutions qui seront créées pour atteindre l'objectif visé », écrivent les patrons dans cette note, appelant les forces vives de la nation à soutenir le travail du HCT. Le secteur privé haitien est membre de cette structure dirigée par Mirlande Manigat dans le cadre d'une présidence tournante.
Ce communiqué de presse se veut aussi un soutien à la demande de Ariel Henry de solliciter une force multinationale en Haïti. En ce sens, les patrons la société « à faire preuve de compréhension, de réalisme et de patriotisme avisé, en vue de transformer cette nouvelle assistance étrangère au rétablissement de la sécurité, la dernière, en opportunité pour accompagner la reconstruction effective et durable de nos institutions républicaines, afin que notre nation soit finalement capable d'affronter seules ses défis et accidents de parcours de toutes natures. »
Les patrons haïtiens croient que cette force étrangère saura favoriser un climat capable de créer des institutions fortes et efficaces qui sauront sauvegarder la souveraineté nationale.
« C'est notre devoir, hommes et femmes politiques, entrepreneurs, élites intellectuelles de ce pays, de surmonter nos querelles stériles, nos intérêts étroits, pour offrir à la majorité écrasante de notre peuple, qui n'en peut plus de souffrir, un avenir meilleur, empreint de dignité et d'espoir. Ceci constituera, nous en sommes convaincus, la seule voie réaliste pour que cet ultime recours à une présence étrangère soit le dernier de notre histoire », renchérissent les patrons.
Hier lundi, dans un rapport sur le premier trimestre en Haïti, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a peint un tableau sombre de la situation en Haïti. Il a noté l’augmentation des cas d’homicides et de kidnapping. De plus, il a encore appelé à l’intervention urgente d’une force multinationale en Haïti.
Par: Daniel Zéphyr
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