Pour sa troisième sortie le mercredi 18 janvier, l’émission « Le Rendez Vous avec Volcy ASSAD » avait reçu Pascal Adrien dont le parti est membre du groupe des non-alignés ayant signé l'accord avec Ariel Henry. S’il en a pris sa la défense, le responsable du Mouvman Nasyonal Transparans promet de veiller scrupuleusement au respect des prescrits dudit accord.
Les opinions divergent quant à ce que peut apporter le document de consensus national pour une transition inclusive et des élections transparentes. Pascale Adrien du Mouvman Nasyonal Transparans ne s’est pas retenu pour prendre la défense de l’accord du 21 décembre.
« Nous avons signé de bonne foi. Un accord politique ne sera jamais parfait. Dès qu’il y a un minimum de volonté possible, il y a des possibilités qu’il donne les résultats escomptés », croit dur comme fer Pascale Adrien.
M. Adrien justifie le choix de signer le document de consensus national pour une transition inclusive et des élections transparentes par une velléité de voir un changement de paradigme, une volonté de ne pas commettre les erreurs de 2021 et 2022 ainsi que renouveler les personnels politiques et faire un retour à l’ordre démocratique.
Depuis la mort du l’ancien Président Jovenel Moïse, la crise politique s'est envenimée et le pays est plongé dans un chaos. Plus d’un an et demi à la tête du pays, Ariel Henry n'a toujours pas organisé les élections. Le 11 septembre 2021, avec des centaines de représentants politiques, il a paraphé l’accord politique pour une gouvernance apaisée et efficace de la période intérimaire. Les vagues de critiques par rapport au non-respect dudit accord ont poussé le clan Ariel Henry a en accoucher un autre, celui du 21 décembre.
Selon l'ancien porte parole de l'ex premier ministre Jean Henry Céant, l’heure est venue de sortir le pays du marasme dans lequel il patauge. « Il faut que, malgré nos points de divergence, nous accorder sur le fait qu’il faut créer des conditions pour la réalisation des élections cette année », estime Pascale Adrien.
L’accord du 21 décembre indique que le Premier Ministre Ariel Henry restera aux commandes de l’exécutif jusqu’au février 2024 pour passer le maillet à un président élu des suffrages de 2023.
Mardi dernier, les noms des membres du Haut Conseil de la Transition ont été publiés dans le journal officiel de la république Le Moniteur. Ce Haut Conseil de la Transition aura la lourde responsabilité de préparer la réforme constitutionnelle et choisir 9 membres d’un panier de 20 membres désignés par l’exécutif pour la mise en place du conseil électoral provisoire; lequel CEP, selon Pascale Adrien, sera constitué après avoir complété la cour de cassation afin que les conseillers y prêtent serment. « Compléter la cour de cassation sera fait de concert aussi avec le Haut Conseil de la transition », ajoute-t-il.
Ce nouvel accord prône une révision constitutionnelle. Une démarche appuyée par Adrien. Compte tenu de l’expérience faite au niveau de la primature en 2019 avec le Premier Ministre Jean Henry Céant, il estime que cette révision est on ne peut plus nécessaire car la constitution actuelle favorise des confrontations systématiques entre le président de la République et le Premier Ministre.
Si le HCT est instauré pour favoriser un équilibre de pouvoir, ses responsabilités indiquées dans l'accord semblent ne pas lui conférer trop de pouvoirs. « On reconnaît tous que le HCT n’a pas une posture de super chef. Autant que le Premier Ministre n’a pas la capacité de révoquer le HCT, autant que le HCT n’a pas la capacité de révoquer le Premier Ministre », fait remarquer Pascale Adrien.
Toutefois, l’ancien conseiller de Jovenel Moise Guichard Doré n’est pas de cet avis. Invité de « Le Rendez Vous avec Volcy Assad » jeudi, Guichard Doré estime que le chef du gouvernement s’est doté de 3 conseillers spéciaux. « En lisant le texte, on peut bien le constater. J’ai été conseiller. Tout ce qui est dit dans le document est de la responsabilité d’un conseiller. Au niveau de l’Etat, si vous parlez et que vous n’avez pas d’obligation d’exécution, vous n’êtes que des conseillers », argue Doré.
L’accord du 21 décembre est une nouvelle dynamique annoncée, selon Pascale Adrien qui estime que nous ne sommes pas encore dans le moment du 21 décembre car ce sont les membres du 11 septembre qui dirigent encore. « Même au niveau des personnes qui auront des postes au gouvernement ou d’autres qui auront des postes de directeur général, ce ne sera pas seulement le premier ministre. Tout sera fait avec le HCT », précise-t-il. A la question, est ce qu'il serait prêt à assumer une responsabilité au nouveau gouvernement, Pascal Adrien nous a répondu qu'il veut plutôt briguer un poste électif sans préciser à quel niveau.
L’accord du 21 décembre fait face à une grande vague de critiques. Toutefois, d'autres acteurs y voient un pas vers la bonne direction.
Par: Daniel Zéphyr
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