Les États-Unis via Le secrétaire d’Etat adjoint pour l’hémisphère occidental au département d’Etat Brian Nichols ne semblent pas totalement satisfaits . Ils plaident en faveur d’un plus large consensus dans l’accord du 21 décembre. Par le biais d’une publication sur son compte Twitter ce jeudi, le diplomate dit s’attendre à une flexibilité des membres des secteurs vitaux de la nation.
Les États-Unis étaient jusque-là emmurés dans leur silence. Aucun tweet pour féliciter l’accord du 21 décembre. Un comportement qui en dit long pour demain. Ce jeudi, les États-Unis via le secrétaire d’Etat adjoint pour l’hémisphère occidental au département d’Etat Brian Nichols n’ont pas manqué d'encourager l’initiative de l’accord du 21 décembre mais plaider pour un plus large consensus.
« J'espère voir un consensus plus large et une plus grande flexibilité parmi les dirigeants de tous les secteurs afin qu'Haïti puisse faire progresser la réforme et la démocratie et améliorer la sécurité », écrit le diplomate sur son compte Twitter.
Reprenant le Tweet, l’ambassadeur d’Haïti aux États-Unis Bocchit Edmond a renouvelé l’engagement du gouvernement d’Ariel Henry à faciliter l’intégration de plus de secteurs au sein de cet accord.
« J'apprécie votre observation sur l'accord du 21 décembre. Je tiens à réitérer la volonté de Ariel Henry de laisser les portes du dialogue toujours ouvertes afin que chacun puisse se joindre à lui pour répondre aux préoccupations du peuple haïtien qui souffre depuis si longtemps », commente l’ancien ministre des affaires étrangères et des cultes Bocchit Edmond.
L’accord du 21 décembre ne peut toujours pas se vanter en terme de légitimité. Bon nombre de partis politiques représentatifs comme Pitit Desalin, PHTK, Fanmi Lavalas n’y figurent pas comme signataires.
Ce nouvel accord devrait déboucher sur la formation d’un nouveau gouvernement, la mise sur pied d’un CEP et l’organisation des prochaines élections. Ariel Henry qui sera assisté d’une Haute Autorité de Transition ( HCT) restera encore au pouvoir durant 14 mois. Le pouvoir devrait être remis à des autorités élues le 7 février 2023 si tout se déroule comme prévu.
Comme mentionné dans son discours à l’occasion de la fête de l’indépendance, Ariel Henry « veut faire avec ceux qui veulent ». Le chef du gouvernement a déjà acheminé le document et les noms des membres du Haut Conseil de la Transition au journal officiel Le Moniteur pour publication. Très prochainement, selon le titulaire de la Primature, l’organe de contrôle sera installé.
Par: Daniel Zéphyr
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