PubGazetteHaiti202005

La demande du gouvernement d’envoyer des troupes étrangères en Haïti, « un crime de haute trahison », s’insurge l’ex sénateur Jean Baptiste Bien-Aimé

Ancien Sénateur Jean Baptiste Bien-Aimé

La résolution prise en conseil des ministres autorisant le Premier Ministre Ariel Henry, à solliciter auprès de la communauté internationale le déploiement des troupes étrangères en Haïti pour combattre les gangs armés met en colère une bonne partie de la classe politique. De nombreux hommes et femmes politiques se sont prononcés contre la démarche du chef du gouvernement. 

 

« C’est un crime de haute trahison », s’insurge pour sa part l'ancien sénateur de la République, Jean Baptiste Bien-Aimé au micro de Gazette Haïti.

 

Jean Baptiste Bien-Aimé a qualifié ce lundi de « crime de haute trahison », l'action commise par les membres du gouvernement qui, dit-il, représente leur aveu d'impuissance face aux gangs armés.

 

« Le premier ministre Ariel Henry n'a aucune autorité et légitimité pour entamer de telles démarches. C'est à l'assemblée nationale qu'il revient cette initiative. C'est un crime de haute trahison suivant l'article 21 de la constitution haïtienne de 1987 qu'ont commis les dirigeants haïtiens », a déclaré l'ex parlementaire, affirmant que « ce document est nul et non avenu ».

 

Le coordonateur du Nord-Est de l'Initiative des Patriotes du Marien (IPAM) se dit « opposé à toute manoeuvre visant à faciliter le retour des soldats étrangers sur le sol haïtien », en rappelant que « depuis l'invasion américaine de 1915, les États-Unis maintiennent leur main mise sur les finances et la politiques haïtiennes ».

 

Jean Baptiste Bien-Aimé, rend en grande partie « les Américains et l'oligarchie haïtienne responsables de la situation actuelle d'Haïti et la misère du peuple haïtien ». Pour faire échec à cette démarche du gouvernement, il invite la population à continuer à manifester pousser, dit-il, les dirigeants à entendre raison.

 

 

Valéry FELIX

fvalery751@gmail.com

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