PubGazetteHaiti202005

Crise politique: « une entente avec Montana est toujours possible », croit Louis Gérard Gilles, membre de la commission du 11 septembre

Dr Louis Gérald Gilles, NOULHA

Intervenant ce vendredi 29 juillet 2022 à l’émission « Le Rendez-vous avec Volcy Assad », l’ancien Sénateur Louis Gérald Gilles, membre de la commission du 11 septembre a fait montre de son optimisme quant à l’aboutissement d’une entente avec le Montana/PEN/GREH. Le leader de NOULAH invite ces acteurs à revenir sur la table de négociations.


Les jours passent. La primature et le Montana Pen Greh ne peuvent toujours pas jeter les bases des éventuelles négociations politiques. Les deux partis campent depuis plus d’une semaine et demi sur leur position. Aucun contact formel n’a été entrepris. Une situation qui laisse peu d’espoir quant à une entente devant déboucher sur des négociations politiques pour sortir le pays du bourbier dans lequel il patauge.

Contrairement au scepticisme de plus d’un, l’ancien sénateur Louis Gérald Gilles fait montre d’un optimisme à un carrefour où les deux groupes ne se parlent plus. « Une entente avec le Montana est toujours possible », croit le Dr Gilles, reconnaissant que l’heure est grave.

La question de l’exécutif bicéphale ou monocephale reste et demeure le véritable noeud gordien entre les deux partis. Le simple fait d’évoquer la question comme point dans l’agenda devant générer les lignes directrices des négociations politiques a créé une forte tension entre les acteurs. « Les esprits étaient surchauffés », reconnaît le Dr Gilles.

La proposition de l’agenda politique du 11 septembre a été envoyée au Montana. La question de la forme de l’exécutif n’y figure point. Les membres de la délégation de l’accord du 11 septembre sont aussitôt accusés de tirer sur la corde pour faire passer le temps, ne cherchant aucune solution à la crise actuelle. 

Hier jeudi 28 juillet 2022, sur Twitter, le bureau de suivi de l’accord du Montana a poussé un véritable coup de gueule, fustigeant le comportement des émissaires de la primature qui voudraient imposer leur point de vue dans le cadre des prémices pour les négociations.


« Le bureau de suivi de l’accord de Montana constate que le gouvernement et ses alliés ne veulent pas entreprendre un dialogue sérieux pour débloquer la crise grave qui sévit dans le pays. C’est ce qu’ils veulent qui doit être au menu des discussions », s’est insurgé le Montana, soulignant qu’il ne veut faire de dilatoires avec personne.
 
Participant à l’émission « Le Rendez-vous avec Volcy Assad » jeudi, le président du parti haïtien Tèt Kale (PHTK) Liné Balthazard a s’est montré pessimiste quant à l’aboutissement d’un accord entre le 11 septembre et le Montana  qu’il trouve caduc. Il a accusé les émissaires du 11 septembre de faire passer le temps pour monopoliser le pouvoir.

En réaction à cette affirmation, le secrétaire exécutif du parti Politique Noulah, Louis Gérald Gilles ne croit pas que les membres de la délégation du 11 septembre dont il fait partie traînent pour qu’un accord ne soit pas trouvé. « Ce serait une erreur grave de notre part. Je crois qu’après 12 mois, si Ariel Henry ne donne pas de résultats, il sera difficile de rester au pouvoir », analyse M. Gilles, signalant qu’il a toujours demandé à ses collaborateurs d’eviter de donner cette impression.

A en croire, Louis Gérald Gilles, les membres de la commission délégation travaillent d’arrache-pied qu’une entente soit trouvée entre la primature et le Montana. « J’ai vu le comportement d’ Edmonde Supplice Beauzile. J’ai vu l’attitude conciliante de André Michel », soutient M. Gilles pour expliquer le sérieux de la délégation du 11 septembre.

L’heure est grave. Les exactions des bandits armés se multiplient. Le soleil se lève et se couche sous le crépitement d’armes automatiques. Les gangs armés prennent le contrôle de la zone métropolitaine. La population vit dans la plus grande peur.  « Il faut se mettre ensemble pour attaquer le problème de l’insécurité. Les acteurs du Montana doivent revenir sur la table », croit le leader de Noulah.

Le Dr Louis Gerald Gilles, qui, contrairement aux autres membres de la commission, n'est pas membre du gouvernement,  reste convaincu que les ponts ne sont pas coupés entre la primature et le Montana/PEN/GREH. « Nous pouvons toujours nous entendre » pense l’ex senateur Lavalas.

Entre-temps, les membres de la commission du 11 septembre ne cessent de rencontrer d’autres secteurs de la vie nationale à côté du MONTANA/PEN/GREH. « Nous nous sommes dit, un accord avec seulement le Montana/PEN /GREH ne pourra pas résoudre le problème », signale M. Gilles, réitérant la mission première de la délégation qui est de trouver une entente avec le Montana. 

 

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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