PubGazetteHaiti202005

Crise politique : Ariel Henry et ses alliés ne veulent pas entreprendre un « dialogue sérieux », selon les acteurs de Montana

Source: Gazette Haiti News

Le bureau de suivi de l’accord de Montana n’est pas allé de main morte pour fustiger le comportement du premier ministre Ariel Henry et ses alliés de l’accord  du 11 septembre dans le processus de jeter les bases des négociations politiques. Dans une publication sur Twitter ce jeudi 28 juillet, le BSA dit croire que Ariel Henry et ses alliés ne veulent pas entreprendre un dialogue sérieux.

 

Entre la primature et l’accord de Montana, retour à la case de départ. Depuis le 18 juillet, date lors de laquelle les rencontres ont été suspendues, les deux partis ne se parlent plus formellement. Les lignes n’ont pas bougé. Cette situation n’arrange pas les affaires de l’accord de Montana qui a fait un véritable coup de gueule sur Twitter.

 

« Le bureau de suivi de l’accord de Montana constate que le gouvernement et ses alliés ne veulent pas entreprendre un dialogue sérieux pour débloquer la crise grave qui sévit dans le pays. C’est ce qu’ils veulent qui doit être au menu des discussions », s’insurge le Montana, soulignant qu’il ne veut faire de dilatoires avec personne.

 

« Nous sommes de bonne foi »

 

Joint par téléphone par la rédaction de Gazette-Haïti, le porte-parole du secteur démocratique et populaire et membre de la délégation du 11 septembre, André Michel a rejeté subtilement les allégations du Montana.

 

« Le pays traverse une période difficile. Les acteurs politiques doivent faire preuve de sérénité et de modération. Cela ne sert à rien de pointer l’autre du doigt », croit André Michel qui précise qu’eux autres au niveau de l’accord politique pour une gouvernance apaisée et efficace de la période intérimaire sont « de bonne foi ».

 

Selon lui, la position de la commission sur le dialogue politique est claire: 1) Le dialogue politique doit être multilatéral et multisectoriel. Personne ne doit être laissée de côté;
 2) Les discussions doivent porter sur les questions essentielles, telles que: la Sécurité et la lutte contre la corruption, l’apaisement social, les modifications essentielles à apporter à la Constitution, les élections et la Gouvernance consensuelle pour un environnement politique rassurant. « C’est notre position. Nous sommes ouverts », ajoute-t-il.

 

Les revendications de l’accord du Montana ne sont toujours pas mentionnées. Celles du retour à un exécutif monocéphale. Ces revendications du Montana ont été la véritable source des discorde entre la primature et le Montana.

 

Lors de la houleuse séance du 18 juillet, à plusieurs reprises, les représentants de l’accord du 11 septembre ont dû prendre des séances à huis clos pour discuter de la proposition de l’accord de Montana d’intégrer la question de la forme de l’exécutif comme premier point de l’agenda politique. Finalement, la rencontre a été suspendue. « Ils voulaient plus de temps entre eux pour discuter sur la proposition du Montana », avait indiqué James Beltis, président de la commission nationale de transition, dans une interview au journal.

 

Les protagonistes de la crise n’arrivent toujours pas à jeter les bases des négociations politiques. Entre-temps, la population est prise au piège de l’insécurité et du kidnapping. Les rues de Port-au-Prince étaient le théâtre d’affrontements entre gangs armés mercredi 27 juillet. La cathédrale transitoire a été même incendiée par des bandits. 

 

Par : Daniel Zéphyr

Category

Politique

Culture

Economie

Sport