PubGazetteHaiti202005

Nord-Est : pas de repos pour les organisations de base et les proches de Fritz Alphonse Jean

@ValeryFELIX

Des centaines de militants, des cadres de divers structures politiques dont Initiative des Patriotes du Marien (IPAM), Fanmi lavalas, le Rassemblement des Victimes du Système (RVS) ont une nouvelle fois gagné les rues à Fort-Liberté, ce dimanche 13 février, pour réclamer le départ du premier ministre, Dr Ariel Henry et en même temps réaffirmer leur soutien au « président élu de Montana », Fritz Alphonse Jean. 

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 D’abord une rencontre s’est tenue au Centre de Lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) du chef lieu du département où plusieurs intervenants, comme les anciens sénateurs, Jean Baptiste Bien-aimé, Jean Claude Daniel, l'ex député, Pierrogène Davilmar, les représentants d'organisations, Castin Milostène, Amide Gabriel, Dionel Germain ont pris la parole pour présenter les grandes lignes de leur démarche face à un public très remonté contre l'actuel premier ministre. 


Arpentant plusieurs rues de la ville, les organisateurs et les militants scandaient à l'unisson le départ du premier ministre, Dr Ariel Henry et l'installation de l'ancien responsable de la Banque de la République d'Haïti (BRH), Fritz Alphonse Jean, comme nouveau président provisoire du pays.

Ces activistes politiques, tout au long de leur parcours, ont pris comme justification à leurs revendications les dernières révélations des journaux américains (New York Times, CNN...), selon lesquelles l'actuel locataire de la primature serait impliqué dans l'assassinat de l'ancien président  Jovenel Moïse, le 7 juillet 2021.

« Ariel Henry konplis nan lanmò prezidan Jovenel Moïse. Pou tèt sa, li dwe kite pouvwa a epi al rann tèt li la jistis » ( Ariel Henry est impliqué dans l’assassinat du président Jovenel Moïse. Donc, il doit se mettre à la disposition de la justice », tel a été le refrain le plus entendu lors de cette marche où la police a brillé par son absence.


Par conséquent, ces militants ont réclamé l’installation de l’ancien gouverneur de la banque centrale au Palais national en vue d'assurer, disent-ils, la transition de rupture proposée à travers l’accord de Montana.

Le vendredi 11 février, le premier ministre Ariel Henry, certains signataires de l’accord du 11 septembre et le bureau de suivi de l’accord de Montana se sont rencontrés. Rien de significatif n’est sorti de ces échanges. Les protagonistes ont donné rendez-vous ce lundi pour la poursuite des discussions. 

 

Par: Valéry FELIX
fvalery751@gmail.com

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