Dans une note parue le mardi 8 février 2022, « N ap Mache Pou Lavi » (Marchons pour la vie), une structure de la société civile, appelle les acteurs à « un dépassement de soi « et à « la création d’un Comité de travail inclusif afin de fusionner les accords en un accord unique ». Estimant que l'année 2022 doit être consacrée à l'application des solutions à la crise, « N ap Mache Pou Lavi » invite les protagonistes à travailler dans « l'intérêt de la population ».
« N ap Mache Pou Lavi » (Marchons pour la vie) rappelle qu'à travers son document « Analyse comparée des propositions de sortie de crise et perspectives pour une proposition unique », il avait expliqué que « le contenu de la transition est défini dans les différents accords et prises de position ».
Fort de ce constat, la structure en profite pour « réitèrer l’appel lancé depuis août 2021 pour la création d’un Comité de travail inclusif afin de fusionner les différentes propositions d’accords et de parvenir à un accord unique ». « En outre, la population a clairement identifié la sécurité comme priorité », a écrit « N ap Mache Pou Lavi ».
« Comme souligné dans la note du 17 janvier 2022, cette année doit être consacrée à la mise en place des institutions et au consensus nécessaire afin de prioriser les intérêts de la population, de créer les conditions sécuritaires et de permettre à la population, le souverain, de choisir ses gouvernants conformément aux principes de l’État de droit, de la démocratie et de la bonne gouvernance », ont déclaré les responsables de « Nou Pap Dòmi » qui appellent « à dépasser les clivages (et à se mettre) au travail dans l’intérêt de la population ».
« N ap Mache Pou Lavi » est également revenu sur la date du 7 février 2022, qui, rappelle-t-il, est une date symbolique qui marque « la fin de la dictature (départ des Duvalier) et le choix de la démocratie (adoption de la Constitution du 29 mars 1987) ». Cependant, la structure a déploré « l'entêtement de l'ancien président Jovenel Moïse à se maintenir au pouvoir, manu militari, au-delà de 7 février 2021 et ainsi que son assassinat qui ont traîné le pays dans une nouvelle crise au-delà de l’instabilité institutionnelle et politique qu’il connait depuis des années ».
Sept mois après, « N ap Mache Pou Lavi » blâme « les acteurs (qui) n’arrivent pas à dégager un consensus pour montrer qu’ils sont à la hauteur de leurs responsabilités », alors que les conditions de vie de la population s’aggravent ». C'est dans ce contexte que les responsables du mouvement socio-politique appellent à une fusion de tous les accords en un accord unique et de travailler dans l'intérêt de la population qui réclame un climat sécuritaire dans le pays.
La position de « Nou Pap Dòmi », n’est pas différente de la communauté internationale, en particulier les États-Unis qui ne cessent de demander aux acteurs de trouver un large consensus. Le pays a besoin « d’un accord des accords », avait dit le chargé d’affaires américain en Haïti, Kenneth Merten dans une interview avec Radio Télé Guinen, repris par le quotidien Le Nouvelliste dans un article publié le 13 décembre 2021.
« Dans notre analyse, a poursuivi Kenneth H. Merten, c’est ce dont Haïti a besoin. Nous encourageons tout le monde à se mettre d’accord dans un accord pour faire avancer le pays. C’est la seule façon, selon notre logique, de débloquer la situation politique ».
Par: Juhakenson Blaise
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