PubGazetteHaiti202005

Pierre Espérance met le gouvernement en garde : « Il ne faut pas mettre des policiers à la disposition de Michel Martelly »

Pierre Espérance met le gouvernement en garde

Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance appelle le gouvernement et la direction générale de la Police Nationale d’Haiti PNH à ne pas affecter de policiers à la sécurité de l’ancien président Michel Martelly. Il estime également que les sanctions internationales visant l’ancien chef de l’État et les accusations portées contre lui pourraient compromettre toute éventuelle candidature aux prochaines élections.


Pierre Espérance reconnaît que Michel Martelly, en tant que citoyen haïtien, a le droit de rentrer dans son pays. Toutefois, il affirme que son retour suscite de nombreuses réactions en raison des accusations et controverses liées aux années de pouvoir du PHTK. Selon lui, les régimes de Michel Martelly et de Jovenel Moïse sont notamment associés à de graves crises politiques et sécuritaires.

Le responsable du RNDDH rappelle également que des rapports du groupe d’experts de l’ONU ont évoqué des liens présumés entre Michel Martelly et des groupes armés. « Il ne faut pas mettre des policiers à la disposition de Michel Martelly », a-t-il déclaré à l’émission « Le Rendez-vous » de Gazette Haïti, appelant le gouvernement, le CSPN et la direction de la PNH à faire preuve de prudence. Pour lui, une telle décision pourrait envoyer un mauvais signal alors que la police bénéficie, dit-il, du soutien de la communauté internationale pour combattre les gangs.

Pierre Espérance estime par ailleurs que les sanctions internationales prises contre Michel Martelly doivent être prises en considération. Il affirme que ces mesures, ainsi que les accusations qui pèsent sur l’ancien président, pourraient avoir des conséquences sur ses éventuelles ambitions politiques. « Martelly ne peut pas être candidat », a-t-il soutenu, en référence aux dispositions du décret électoral qui prévoient, selon lui, des critères d’intégrité morale et judiciaire pour les futurs candidats.

Concernant les prochaines élections, Pierre Espérance se montre prudent face à la date du 13 décembre évoquée pour le premier tour. Selon lui, cette échéance répond davantage aux attentes de la communauté internationale qu’à la réalité du terrain. Le directeur exécutif du RNDDH croit  que des élections crédibles seraient plus réalistes au deuxième trimestre de 2027, à condition qu’un assainissement de la PNH et du système judiciaire soit réalisé au préalable.

 

Arnold Junior Pierre

Politique

Culture

Economie

Sport