PubGazetteHaiti202005

7 février: Smith Augustin appelle à une solution haïtienne inclusive pour préserver le dialogue politique et la stabilité institutionnelle

@Gazette Haiti News

Alors que le 7 février 2026 s’impose comme une date charnière pour la fin de la mission du Conseil présidentiel de transition (CPT), le conseiller-président Smith Augustin, invité le 7 janvier 2025 à l’émission Le Point sur Radio Télévision Métropole, a défendu une position mesurée face aux tensions croissantes entourant l’après-CPT. À contre-courant des ruptures brutales et des solutions imposées de l’extérieur, il plaide pour une sortie de crise haïtienne, inclusive et fondée sur la préservation du dialogue politique, qu’il considère comme une condition essentielle pour éviter un nouvel effondrement institutionnel.


Dans un contexte marqué par une insécurité persistante, une crise humanitaire aiguë et une profonde méfiance envers les institutions, Smith Augustin met en garde contre les risques d’une transition mal maîtrisée. Selon lui, le débat autour de l’après-7 février est parasité par des calculs politiques et des intérêts divergents, sans qu’un consensus clair n’émerge. Cette fragmentation, estime-t-il, fragilise davantage un État déjà affaibli et pourrait ouvrir la voie à un dangereux vide de pouvoir si le CPT venait à quitter la scène sans accord politique préalable.

Pour le conseiller-président, la solution ne devrait pas être cherchée dans la confrontation, mais dans une continuité encadrée. Il considère le CPT comme un cadre imparfait, mais encore nécessaire, capable de servir de plateforme à une concertation nationale inclusive. Dans cette optique, le renforcement des forces de sécurité, la poursuite du processus électoral et la stabilisation politique ne sauraient se faire dans la précipitation ni sous pression extérieure. 

Augustin rejette ainsi toute ingérence internationale et appelle à une responsabilité collective fondée sur la souveraineté nationale et l’intérêt général.

À quelques semaines de l’échéance du 7 février, le défi majeur reste donc la capacité des acteurs politiques à préserver le dialogue et à s’entendre sur un minimum de consensus. Faute de quoi, cette date risque d’aggraver la crise politique et sécuritaire du pays. 

Arnold Junior Pierre

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