PubGazetteHaiti202005

Ukraine : après leur affrontement verbal, Zelensky dit ne pas devoir d’excuses à Trump

Internet

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a estimé ce vendredi soir (samedi en France) ne pas devoir d’excuses à son homologue américain Donald Trump, quelques heures après leur affrontement verbal à la Maison-Blanche devant les caméras du monde entier. 


«Je respecte le président (Trump) et je respecte le peuple américain», a déclaré Volodymyr Zelensky dans une interview à la chaîne Fox News, défendant le fait d’être «très ouvert et très honnête» dans leurs échanges. «Personne ne veut mettre fin à la guerre plus que nous», a souligné le président ukrainien, dont le pays a été envahi par la Russie il y a trois ans.

Affirmant qu’il ne «voulait pas perdre» le soutien crucial de Washington, il a souhaité que Donald Trump se place «vraiment plus» de son côté, par rapport au président russe Vladimir Poutine, dans les négociations pour mettre un terme au conflit en Ukraine, envahie par la Russie il y a trois ans.

Vif échange à la mi-journée à la Maison-Blanche


Dans le Bureau ovale à la mi-journée, la tension a été inouïe. Pendant de longues minutes, Trump, Zelensky et le vice-président américain JD Vance ont élevé la voix et se sont coupé plusieurs fois la parole. Donald Trump a notamment reproché au dirigeant ukrainien de «s’être mis en très mauvaise posture» et lui a lancé qu’il «n’avait pas les cartes en main». «Vous jouez avec la vie de millions de personnes. Vous jouez avec la troisième guerre mondiale (...)», a-t-il aussi lâché. Il l’a également menacé: «Concluez un accord (avec la Russie) ou nous vous laissons tomber», jugeant qu’il serait «très difficile» de négocier avec lui.

Visiblement un peu pris de court par cette brusque montée du ton, le président ukrainien ne s’est pas laissé abattre, tentant d’expliquer sa position. «Avez-vous déjà été en Ukraine pour voir nos problèmes ?», a-t-il lancé au vice-président Vance, qui venait de lui dire qu’il était «irrespectueux» de sa part de débattre dans le Bureau ovale devant les médias. C’est Donald Trump qui a demandé à son homologue de quitter ensuite les lieux, annulant de fait la conférence de presse initialement prévue, a affirmé la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt.

Trump a confiance en Poutine

Avant que le ton ne monte, le chef d’État ukrainien avait assuré dans le Bureau ovale que Donald Trump était «du côté» de l’Ukraine, et le républicain de 78 ans s’était même félicité de l’accord «très équitable» sur l’accès aux ressources ukrainiennes qui devait être signé dans la journée et désormais en suspens. Volodymyr Zelensky avait aussi affirmé qu’il ne fallait pas faire de compromis avec Vladimir Poutine, le qualifiant de «tueur». Donald Trump avait lui dit avoir eu «de nombreuses conversations» récemment avec le président russe, dont il s’est rapproché de manière spectaculaire depuis son retour au pouvoir le 20 janvier.

Le président américain répète qu’il a confiance dans son homologue russe et refuse de considérer Moscou comme responsable de la guerre, malgré les avertissements répétés de Londres et Paris. Avant de partir rejoindre sa résidence en Floride, Donald Trump a affirmé vouloir un «cessez-le-feu maintenant» en Ukraine. Ce que, selon lui, Zelensky ne veut pas.

Avec Le Figaro

Category

Politique

Culture

Economie

Sport