PubGazetteHaiti202005

Haïti-Referendum: Le CPT n’a aucune crédibilité ni la légitimité pour engager le pays dans un tel processus, selon le parti EDE

@EDE

Le parti politique Les Engagés pour le Développement (EDE) exprime ses vives préoccupations concernant le processus relatif à la réforme constitutionnelle. Dans une correspondance adressée, ce jeudi 02 janvier 2025, au coordonnateur du Groupe de Travail sur la Constitution, l’ancien député Jerry Tardieu, le parti de l’ex premier ministre Claude Joseph estime que « le pouvoir de transition, dirigé par un Conseil Présidentiel de Transition (CPT) décrié, impopulaire et contesté, n’a ni la crédibilité ni la légitimité pour engager le pays dans une réforme constitutionnelle aussi cruciale. »

Saluant son engagement de longue date sur les questions constitutionnelles, EDE a rappelé au GTC que trois des neuf membres du CPT sont actuellement inculpés au cabinet d’instruction dans le cadre d’un scandale de corruption de 100 millions de gourdes. Selon EDE, ces conseillers auraient dû être écartés dès leur inculpation, en vertu de l’article 2 du décret créant le CPT.
 
Les Engagés pour le Développement continue de dénoncer leur présence au conseil présidentiel de transition « grâce à la solidarité et à la complicité des six autres membres non inculpés. »

Cette situation, qui entache la crédibilité du processus de transition, fragilise également les travaux du Groupe de Travail sur la Constitution, indépendamment de votre volonté manifeste de faire avancer le dossier et constitue une entrave majeure à tout progrès réel et renforce le climat de défiance envers les institutions de la transition, écrit EDE dans cette correspondance. 

Cette structure politique représentée au CPT par l’ex ambassadeur Smith Augustin croit que la mise à l’écart immédiate des conseillers inculpés est une condition préalable et incontournable pour rétablir la confiance des acteurs politiques et sociaux dans le processus en cours. 

Face à cette situation, EDE estime qu’il est quasiment impossible d’arriver à un consensus sur une révision constitutionnelle ou de définir un calendrier électoral réaliste, en absence d’un dénouement à la crise politique. 

Cette exigence est la position partagée de la majorité des parties prenantes, selon EDE qui dit espérer que ses préoccupations seront prises en compte dans le rapport final du Groupe de Travail sur la Constitution.

Depuis le lancement officiel des travaux de la Conférence nationale, le 12 novembre 2024, le GTC s’est mis au travail en consultant plusieurs secteurs pour recueillir leurs idées et opinions concernant la réforme constitutionnelle. 

Le Groupe de Travail sur la Constitution (GTC) annonce la tenue  d’une cérémonie, ce vendredi 03 janvier 2025, dans un hôtel à Pétion-ville pour remettre officiellement son rapport au Secrétariat Technique de la Conférence nationale.

Léon Kersivil

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