Le représentant permanent d’Haïti à l’OEA Gandy Thomas a annoncé ce jeudi 3 octobre le « déploiement imminent » de troupes salvadoriennes en Haïti. Le Salvador a signé ce jeudi l’« Accord sur la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité (MMAS) en Haïti », dont l’OEA est le dépositaire.
« Déploiement imminent de troupes salvadoriennes en Haïti ». C’est en anglais et en ces termes que le représentant permanent d’Haïti à l’OEA Gandy Thomas a fait sa publication. Elle a été faite sur son compte X officiel.
« Le jeudi 3 octobre 2024, sur instructions du Président Nayib Bukele, l'Ambassadrice Wendy Jeannette Acevedo Castillo, Représentante permanente de la République d'El Salvador auprès de l'Organisation des États Américains (OEA), accompagnée de l'Ambassadeur Gandy Thomas, Représentant ai d'Haïti auprès de l'OEA, ont signé l'"Accord sur la Mission multinationale d'appui à la sécurité (MMAS) en Haïti", dont l'OEA est dépositaire », peut-on lire dans cette publication avec les photos des deux diplomates.
Pour l’ex consul général d’Haïti à Miami, « Cette adhésion marque une étape cruciale et décisive dans la lutte contre la violence armée en Haïti, car elle mettra à profit, dans les prochains jours, l’expertise avérée du Salvador dans l’éradication des gangs criminels »
Dans une publication sur X le dimanche 10 mars 2024, le président du Salvador, Nayib Bukele, s’est dit capable de résoudre le problème des gangs armés en Haïti. Pour cela, il avait dit avoir besoin d’une résolution du conseil de sécurité de l’ONU, de l'accord formel du gouvernement haïtien, et de la prise en charge des dépenses de la mission.
Dans un article du RFI, il est écrit que selon les chiffres officiels, le Salvador se targue d’être le pays plus sûr d’Amérique latine (avec un taux de 2,4 homicides pour 100 000 habitants, il se situe juste derrière le Canada). « Il est vrai que la criminalité s’est effondrée depuis l’arrivée au pouvoir du président Nayib Bukele qui a fait de la sécurité sa priorité. Le contraste est d’autant plus frappant que le Salvador était considéré comme le pays le plus dangereux du monde il y a encore cinq ans », souligne le journal français.
Par: Daniel Zéphyr
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