PubGazetteHaiti202005

Des sénateurs américains très critiques envers Ariel Henry écrivent à Joe Biden pour exprimer leurs préoccupations

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Six (6) sénateurs américains, dont Bernie Sanders et Elizabeth Warren, dans une correspondance adressée mardi 19 décembre à l’attention du président américain Joe Biden, ont vivement critiqué le premier ministre Ariel Henry. Ils ont aussi fait montre de leur inquiétude quant à l’éventuel déploiement d’une mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti dans le contexte acruel. Ils pointent du doigt l'illégitimité du locataire de la Primature.  Les sénateurs américains doutent par ailleurs de la volonté de Ariel Heny d'organiser des élections dans le pays évoquant son non respect pour les accords déjà signés.


C’est une correspondance qui se  veut très critique envers la gestion de l’actuel premier ministre Ariel Henry. Ses années à la tête du pays sont passées au crible. Les sénateurs rappellent que ce n’est pas la population qui a voté Ariel Henry et qu’il n’a pas non plus été ratifié par un parlement.

Le 21 décembre 2022, Ariel Henry a signé un accord avec des représentants de partis politiques, la société civile et le secteur privé. Lequel document, selon les parlementaires, prévoit une période de transition de 14 mois, qui comprendrait des élections générales en 2023 et une transition du gouvernement élu le 7 février 2024. 

Le document, rappellent les sénateurs, appelle également à la création d'un Haut Conseil de transition et d'un organe de contrôle de l'action gouvernementale, qui seraient chargés de promouvoir un dialogue politique entre les différents protagonistes et d'assurer le bon fonctionnement des institutions publiques pendant la période de transition.

Toutefois, ces sénateurs notent qu’ « aucune de ces étapes importantes ne s'est matérialisée. » Selon ces congressman, il n’est toujours pas clair que Ariel Henry va faciliter des élections démocratiques et une transition pacifique du pouvoir. « Au contraire, de nombreux Haïtiens pensent qu'Henry n'a aucun intérêt à rapprocher Haïti de la démocratie et de la stabilité, en particulier compte tenu de son étroite affiliation au Parti Haïtien Tèt Kale », estiment ces sénateurs.

Les sénateurs se sont permis de revenir sur le 2 octobre 2023, date à laquelle le Conseil de sécurité des Nations Unies a approuvé le déploiement d'une mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti.

Sans un gouvernement fonctionnel et démocratiquement élu, une mission de sécurité internationale ne répondra pas suffisamment à la complexité de la crise actuelle et pourrait efficacement renforcer le régime illégitime et inefficace d'Henry, font remarquer les sénateurs. « Haïti a besoin d'un gouvernement de transition qui a de la crédibilité auprès du peuple haïtien et la capacité et la volonté d'organiser des élections libres et équitables », écrivent-ils.

Bernie Sanders et ses autres collaborateurs ont évoqué le contentieux historique entre Haïti et les missions de paix. Les parlementaires jugent impératif que les États-Unis adoptent une approche accrue pour apporter la stabilité à Haïti.

 

 

Par Gazette Haïti News 

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