Le responsable du parti politique UNIR Clarens Renois partage le même avis que des leaders de l’opposition qui exigent le départ du premier ministre Ariel Henry. Ce mardi 7 novembre à l’émission Le Rendez-vous avec Volcy Assad, il
a évoqué les raisons pour lesquelles Ariel Henry doit quitter le pouvoir le 7 février 2024. Selon le journaliste sénior, cette date n’a pas été inventée par l’opposition mais elle découle de l’accord du 21 décembre.
Les réactions pleuvent à l’aube de la date fatidique du 7 février 2024. Des groupes jadis modérés ont endurci leur position. Clarens Renois, leader politique de UNIR fait partie de ce cas de figure. Si avant la démission de Ariel Henry n’était pas la condition incontournable des négociations politiques, aujourd’hui c’est bien différent. Et là-dessus, le journaliste ne veut guère transiger.
« Au niveau des signataires de Kingston, il y a un groupe qui était d’accord que Ariel Henry reste au pouvoir à condition qu’il crée un équilibre au niveau du pouvoir exécutif avec le Conseil de Transition ou un HCT élargi ou recomposé », confie Clarens Renois qui indique que cette proposition avait été rejetée. Mais, selon Renois, avec le temps et les événements qui se sont enchaînés durant les mois de juin jusqu’à septembre, les positions se sont durcies.
Les positions sont devenues radicales jusqu’au point que ces structures politiques ne veulent plus composer avec Ariel Henry. Renois évoque, par exemple, le cas de la structure politique Les Engagés pour le Développement (EDE) dirigée par l’ancien chef du gouvernement Claude Joseph.
« Elles (structures politiques) disent qu’elles sont toujours prêtes à négocier mais le point de la démission de Ariel Henry est incontournable. Ariel Henry ne peut plus rester à la tête du pays car il ne se montre pas responsable pour continuer à gérer Haïti », poursuit Clarens Renois, invité à l’émission « Le Rendez-vous avec Volcy ASSAD » depuis Israël, pays actuellement en guerre contre la Palestine.
Le pouvoir et l’opposition ne voient pas la date du 7 février 2024 du même oeil. Si l’opposition croit que Ariel Henry doit à tout prix laisser la gestion du pays à quelqu’un d’autre, des tenants de l’accord du 21 décembre estiment que le chef du gouvernement n’a même pas besoin d’un accord pour continuer de diriger après 7 février 2024.
« Le PM Ariel HENRY n'a pas besoin d'un nouvel Accord Politique pour rester au Pouvoir après 7 Fév 2024. Il a besoin d'une entente pour organiser les élections et transmettre le Pouvoir à des élus Choisis par la population.Le SDP invite les protagonistes à la Raison Politique », avait écrit André Michel, l’un de ses plus fidèles alliés, sur X (anciennement Twitter) il y a quelques jours.
Avec la publication de l’accord du 21 décembre dans les colonnes du journal officiel de la République Le Moniteur, la date du 7 février 2024 a eu une dimension sacrée, selon Clarens Renois.
« Ce n’est pas nous qui avons inventé cette date. Ce n’est pas nous seulement qui voyons la fin de cette transition. C’est la fin de l’accord. Quelles que soient les raisons pour lesquelles vous n’avez pas réalisé ce qui était prévu, cela ne nous intéresse pas », soutient le leader de UNIR. « Le 7 février 2024, vous devez passer le pouvoir. Vous devez vous retirer », dit-il, s’adressant à l’actuel premier ministre Ariel Henry.
UNIR de Clarens Renois se retrouve dans l’idéal du Front uni, regroupement dont fait déjà partie « EDE » de l’ex premier ministre Claude Joseph. Il affirme qu’à présent, ils concertent avec d’autres regroupements politiques et structures politiques, partageant les mêmes idées et estimant qu’un exécutif bicéphale peut-être mis en place avec aussi comme objectif: créer plus de confiance au niveau du secteur politique.
A côté du Front Uni, Montana préconise l’établissement d’un exécutif à deux têtes. Il y a quelques jours, le groupe politique a présenté des mécanismes pour parvenir à cette situation.
L’idée du Montana est que cette gouvernance soit constituée d’un Conseil de Transition ayant les attributions constitutionnelles de la Présidence ; Un.e nouveau.velle Premier.ère Ministre ; Un Gouvernement inclusif d'unité et de sauvetage national, non-partisan; Un Organe de Contrôle de l'Action Gouvernementale - OCAG - composé de x membres (nombre à arrêter consensuellement); Un système judiciaire fonctionnel avec des organes mandatés pour la durée de la Transition.
Selon le document, la Transition prendrait fin dans un délai de 18 à 24 mois avec l'installation d'un-e président- e, d'un parlement et des organes de gestion des collectivités territoriales issus d'élections libres, honnêtes, transparentes et démocratiques.
Par: Daniel Zéphyr
- Log in to post comments


