PubGazetteHaiti202005

L’OEA propose la venue d’une mission technique pour évaluer le canal construit par Haïti sur la Rivière Massacre

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La tension existant entre Haïti et la République dominicaine a été au centre d’une réunion du conseil permanent de l’Organisation des États Américains ce jeudi. Le chancelier dominicain a demandé à l’OEA d’agir de façon expresse alors que le représentant d’Haïti Léon Charles a réitéré le droit souverain du pays à construire ce Canal. L’OEA propose donc la venue d’une mission technique pour évaluer le canal construit par Haïti.

La tension entre Haïti et la République dominicaine autour de la construction du canal sur la rivière Massacre a été au centre des débats à l’OEA. Devant le conseil permanent de l’organisation des États américains, les deux pays ont défendu leur cause. De son côté, le secrétaire général a proposé des pistes de solutions.

En premier lieu, le secrétaire général de l'Organisation des États américains (OEA), Luis Almagro, a appelé la République dominicaine et Haïti à résoudre par la voie du dialogue le conflit qui a émergé en raison de la construction du canal d'irrigation par un groupe de citoyens de Ouanaminthe. 

Luis Almagro a indiqué qu'il était prêt à envoyer dans l’immédiat une mission technique, en ce qui concerne les ressources en eau et les questions juridiques pour visiter  le canal et faire un rapport sur la question.

Aussi, Luis Almagro a proposé de tenir « une réunion avec les deux délégations, facilitée par le secrétariat général de l'OEA, dans un lieu à déterminer d'un commun accord ».

Dans son intervention, le ministre dominicain des affaires étrangères Roberto Álvarez a déclaré qu'Haïti avait politisé la situation du canal, pour en faire un rempart du nationalisme haïtien. Le chancelier a demandé à l'OEA « d'agir avec la rapidité exigée par la situation que traversent les deux nations ». M. Alvarez fait croire que l'intérêt de la République dominicaine se porte sur l'utilisation équitable des eaux, ainsi que sur la protection des écosystèmes.

Par ailleurs, le ministre dominicain des affaires étrangères Roberto Alvarez rapporte que quand la construction du canal avait repris, les autorités dominicaines ont informé le représentant permanent d'Haïti auprès de l'OEA, Leon Charles de la situation. Selon le chef de la diplomatie dominicaine, M. Charles a déclaré qu'il était « consterné » et a assuré que les travaux n'étaient pas exécutés par le gouvernement haïtien.

« Nous avons compris que le travail était repris par des particuliers et des membres de l'opposition, c'est donc une surprise que le gouvernement haïtien, poussé par des pressions qui ne sont pas claires pour nous, ait changé sa position sur la République dominicaine », a déclaré Álvarez.

De son côté, le représentant permanent d’Haïti à l’OEA Léon Charles n’est pas allé de main morte pour critiquer la position de la République dominicaine. Il a souligné le droit souverain du peuple haïtien d’utiliser les ressources hydriques binationales.


 « La construction du canal ne va pas s'arrêter », a martelé l'Ambassadeur Léon Charles lors de son intervention tenue à la suite des propos du Ministre des Affaires Étrangères de la République Dominicaine, Roberto Alvarez, au Conseil permanent de l'OEA.

Dans le traité de 1929 signé entre les deux pays, il est clairement mentionné que les deux pays doivent recourir à l’arbitrage pour régler leur différend.

 

 

 

Par: Daniel Zéphyr

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