C'est à Sainte-Suzanne, une commune du département du Nord-Est, située en hauteur de l'Arrondissement de Trou-du-Nord que les responsables de l'Initiative des Patriotes du Marien (IPAM) ont réalisé leur assemblée générale annuelle ce mercredi 10 août. C'était l'occasion pour ces derniers d'adopter « une nouvelle résolution qui vise à solutionner la crise actuelle en Haïti ».
Cette assemblée générale s’est tenue en présence de l'économiste Fritz Alphonse Jean, le président « élu » de l'Accord Montana, d’anciens parlementaires et dirigeants de l'organisation socio-politique dont Hugue Célestin et Jean Baptiste Bien-aimé, respectivement coordonateur du Nord et du Nord-Est, Gluck Théophile, Pierrogène Davilmar, des cadres de la structure politique, tels Jean Garry Denis, Bellijacques Saincléris , Castin Milostène, entre autres et des représentants d'autres structures notamment Me Antoine Augustin ainsi que des centaines de représentant des autres organisations membres de l'IPAM.
À cette occasion, les organisateurs voulaient présenter le bilan de leur différente démarche mais aussi de prendre une résolution de concert avec les autres structures signataires « afin d'aider à résoudre le problème haïtien ».
Cette résolution qui a été lue par l'ex député de Quartier-Morin/Limonade Hugue Célestin, est constituée de sept (7) articles :
le renouvellement de l'engament de l'IPAM de continuer à rencontrer tous les autres secteurs afin de faciliter la mise en place d'une transition "Koupe Fache";
- la mise sur pied d'un gouvernement où son léitmotive est la réalisation du procès des différents massacres durant les dix (10) dernières années en Haïti;
- la reprise des mobilisations à partir du 21 août au niveau de toute la région du grand Nord;
- l'installation d'un gouvernement bicéphale, selon l'esprit de la constitution de 1987;
- la mise en place des brigardes de surveillance;
- exiger aux responsables des banques de payer en dollars les transferts venus de l'étranger;
- contraindre les propriétaires des pompes à essence de sursoir sur leur muvaise pratique de marché noir des produits pétroliers.
Exprimant sa fierté de participer ce rassemblement, l'économiste Fritz Alphonse Jean, qui est aussi l'un des membres fondateurs de cette structure politique se dit réjoui de l'activité qu'il considère comme un signe d'encouragement devant, dit-il, l'inciter à continuer sa lutte qui « vise à changer les conditions de vie de la population haïtienne ». Par ailleurs, il invite les protagonistes à se mobiliser davantage afin de reconquerir leur dignité de peuple en misant sur la prise de pouvoir.
« Je suis fier de la tenue de cette assemblée. C'est l'occasion pour moi de vous rappeller qu'il est important de continuer sur cette même lancée en vue de reconquerir notre dignité de peuple », a t-il déclaré affirmant que la seule façon d'y arriver c'est par la prise de pouvoir.
Citant nommément des chiffres que perd chaque année le trésor public notamment dans les douanes haïtiennes, l'ancien responsable de la Banque Centrale continue de prôner le changement de ce système qui, selon lui, est à l'origine de cette grave crise que traverse Haïti depuis déjà des lustres.
« L'insécurité grandissante sur le territoire haïtien est clairement supportée par l'oligarchie haïtienne en complicité avec les autorités y compris l'étranger. Celà est à la base de la misère abjecte qui sévit en Haïti provoquant la fuite vers d'autres pays de la région de nos ressortissants », a prédit au micro de Gazette Haïti l'économiste Fritz Alphonse Jean.
Lors de cette assemblée générale annuelle, les dirigeants de l'IPAM ont fait le bilan de leurs différentes activités réalisées au cours de l'année qui sont, entre autres: la formation de leur membre, leur participation à la table de discussion visant à solutionner la crise actuelle, le renforcement des autres structures membres de l'IPAM.
C'était aussi l'occasion pour ces derniers de faire le point sur leur participation à de différentes rencontres avec les autres secteurs du même genre de la vie politique haïtienne dont le premier ministre Dr Ariel Henry, où l'objectif principal était de trouver « une issue » à la crise. Une démarche, jusqu'à présent vouée à l'échec vu que les protagonistes n'arrivent toujours pas à s'entendre.
Par: Valéry FELIX
fvalery751@gmail.com
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