Le parti Les Engagés pour le Développement (EDE) a renouvelé, ce jeudi 3 septembre 2026, ses critiques à l’égard du calendrier électoral établi par le Conseil Électoral Provisoire (CEP). Dans une publication sur son compte X, la formation politique estime que la décision du CEP de prolonger la période d’inscription, en raison des difficultés rencontrées par plusieurs structures politiques dans l’enregistrement en ligne de leurs membres, remet une nouvelle fois en question la faisabilité des échéances annoncées.
EDE rappelle avoir déjà plaidé en faveur d’un calendrier électoral réaliste, techniquement réalisable et politiquement crédible. Le parti réaffirme toutefois son attachement à la tenue des élections dans les meilleurs délais, tout en estimant que leur préparation doit tenir compte des réalités auxquelles sont confrontées les différentes parties prenantes.
Pour la formation politique, les difficultés enregistrées dans la mise en œuvre du processus électoral constituent un signal qui devrait inciter le CEP à réévaluer la cohérence de son calendrier. EDE considère que les ajustements successifs des échéances, lorsqu’ils résultent de contraintes techniques ou opérationnelles, soulèvent des interrogations sur la capacité de l’institution électorale à respecter l’ensemble des étapes prévues.
Le parti déplore également que les réserves exprimées par plusieurs acteurs politiques et les difficultés observées sur le terrain ne semblent pas, selon lui, conduire à une révision plus globale du calendrier. EDE estime que la confiance dans le processus électoral passe davantage par la concertation, la transparence et la prise en compte des préoccupations des différents acteurs que par le maintien rigide des échéances initialement annoncées.
Alors que le pays se prépare à renouer avec les élections après plusieurs années sans scrutin, la formation politique met en garde contre les conséquences d’un processus qu’elle juge insuffisamment préparé. Elle redoute notamment que des élections organisées dans des conditions contestées ne débouchent sur de nouvelles crises et ne fragilisent la légitimité des institutions qui en seraient issues.
Face à ces préoccupations, EDE appelle le Premier ministre à prendre l’initiative de réunir le CEP, les partis et regroupements politiques ainsi que les autres acteurs impliqués dans le processus électoral. L’objectif, selon la formation politique, serait d’engager un dialogue en vue de parvenir à un calendrier électoral réaliste, consensuel et techniquement réalisable.
Junior PIERRE
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