PubGazetteHaiti202005

Les USA soutiennent Alix Didier Fils-Aimé pour la gestion du pays après le 7 février

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À l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, les États-Unis affichent clairement leur position sur la configuration du pouvoir exécutif appelé à diriger Haïti dans la phase post-transition. Selon eux, il reviendra au premier ministre actuel d’assurer la continuité de la gouvernance du pays. 

Dans un message publié sur le réseau social X (anciennement Twitter) ce mercredi matin, l’ambassade américaine en Haïti, en retweetant par la même occasion la présence des navires de guerre dans la baie de Port-au-Prince, affirme soutenir « le leadership du Premier ministre Fils-Aimé dans la construction d’une Haïti forte, prospère et libre ». Une déclaration qui intervient alors même que la représentation diplomatique américaine signalait, dans une autre publication, la présence d’un navire de guerre américain au large de Port-au-Prince, aux côtés d’unités de la Garde côtière, dans le cadre d’opérations de sécurité maritime.

Cette concomitance entre démonstration de présence militaire et soutien politique exprimé publiquement ne passe pas inaperçue dans un contexte national marqué par une vive incertitude politique. Sans annoncer formellement un schéma de gouvernance précis, Washington semble ainsi envoyer un signal politique, privilégiant la continuité de l’exécutif autour du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, au moment où plusieurs options concurrentes s’affrontent sur la scène nationale.

Cette prise de position survient alors que certains  membres du Conseil présidentiel de transition, de concert avec une frange de secteurs politiques et de la société civile, ont opté pour la mise en place d’un Conseil présidentiel réduit à trois membres, dont un issu du CPT actuel, accompagné d’un Premier ministre chargé de la gestion gouvernementale. Une formule présentée comme un compromis visant à éviter un vide institutionnel après le 7 février.

Parallèlement, un autre bloc de concertation avait préconisé l’instauration d’un exécutif bicéphale, avec à sa tête le président de la Cour de cassation d’Haïti, estimant que cette option offrirait une meilleure légitimité institutionnelle dans la phase de transition prolongée.

Dans ce climat, la déclaration de l’ambassade américaine, couplée à la présence visible de moyens militaires américains dans les eaux haïtiennes, est perçue par plusieurs observateurs comme un message politique sans ambiguïté. Les États-Unis misent sur la stabilité et la continuité incarnées par Alix Didier Fils-Aimé.

 

Par : Daniel Jean

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